« Fou-Dingue-Amoureux » de l'indigo
(Juin 2016)

Fou-Dingue-Amoureux de l'indigo (2016)

Vézénobres
(Juin 2015)

Vézénobres (2015)

Aux Antonin
(Mai 2008)

Pascal Thouvenin aux Antonin (2008)

Le silence des pierres
(2006)

Le silence des pierres (2006)

Les rêves de pierre
(Mai 2006)

Les rêves de pierre (2006)

Verticalité intérieure
(Février 2002)

"A travers
Supports, formes et
Couleurs originaux
se tisse un vaste
Champ de
Significations, de
Communications
Etablies sur la base
De données
Sensibles et
Esthétiques. Elles
Permettent à
L'artiste de
Contempler
L'essence des choses
Dans un état de
Belle verticalité
Intérieure.

L'art de peindre,
La façon de traiter
Le papier, de passer
La couleur sont
D'authentiques
Miroirs que Pascal
Thouvenin
Promène dans son
Atelier,
Regardant et en
Ecoutant aussi
Gravement que
Légèrement, l'autre
Et le monde."

M&J. Latorre
"La Marseillaise" Février 2002

Faire l'économie de la tristesse ?
(Janvier 2002)

Aujourd'hui, j'ai rêvé. J'ai effeuillé, page après page, le cahier de vacances de Pascal Thouvenin.

J'étais libre, prête à tout recevoir ou à ne rien y comprendre. Mais, en me laissant traverser, c'est le miroir que j'ai trouvé, un vrai miroir avec de la vie, de la mort, des blessures, des peaux, des fenêtres, des barbes rousses, et de l'écorce arrachée à l'arbre.

J'ai ouvert les fenêtres, certaines ouvraient sur l'ombre : je me suis dit, cette ombre, c'est lui ou c'est moi ? c'est la mienne ou la sienne ? Il m'a parlé : du temps qui passe et du passé perdu, de la tristesse, comme quand j'étais petite et aussi du grand bonheur qui surgit sans qu'on l'attende, puisque les deux sont indissociables : ombres et clartés, ombres et brillants, la terre et le ciel dit-il.

Si tu aimes la vie, comment faire l'économie de la tristesse ?

J'ai tourné les pages et j'ai encore vu mes failles, mes béances et mes cicatrices, les vôtres aussi ; forcément, celles de nous tous, celles qu'on ne peut pas voir, celles avec lesquelles on s'arrange comme on peut, plus ou moins bien. J'y ai vu mes déchirures, apprivoisées tant bien que mal, et j'ai cru un instant, apercevoir les siennes, celles qu'on devine à demi-mot quand il dit :
"Je suis né à 12 ans avec la peinture"

Chantal Soullier
Janvier 2002

L'invitation au voyage
(Novembre 2001)

"D'abord se regarder, puis voir, s'en pénétrer, y pénétrer, voyager là et peut être enfin communiquer.

Cette démarche, somme toute, est celle de chacun devant une peinture, un dessin, un graphisme, une trace.

Mais ce qui caractérise le travail de Pascal Thouvenin, c'est la subtile incitation à un tel voyage papier de soie, papier de Chine ou de Birmanie, feuille d'or d'un Orient matifié servant d'un tapis volant. Les couleurs rompues de l'indigo, du "tayoukte" extrait d'une racine au jus orange, des terres de Sienne naturelles suggèrent un ailleurs lointain. Pour accéder à cet ailleurs il faut rentrer dans le cadre, la quadrature ouverte comme une fenêtre dans laquelle s'inscrit une courbe qui la dépasse, une fuite qui permet l'échappée belle.

Le papier si léger, transparent, est froissé. Une déchirure s'y glisse. Aléatoire? Ou miraculeusement posée pour permettre la suite du voyage?

Le rond et le carré donnent l'itinéraire à suivre.

Le ciel (rond) et la terre (carré) sont des lieux de création et le lien qui les unit est le trait de l'artiste.

Suivons le. Nous irons loin."
Danielle Nicol
Novembre 2001